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L’autocompassion : comment incarner l’Impératrice en soi

La Saint-Valentin nous parle souvent d’amour romantique.

Et si cette année, on choisissait de parler d’amour envers soi?


Dans ma pratique, je n’utilise pas le tarot comme outil divinatoire. Je l’utilise comme un support de réflexion, un outil pour ouvrir des possibles. Lorsque nous sommes habités par une question, lorsque nous cherchons une solution ou une nouvelle perspective, les cartes deviennent un miroir. Elles nous permettent de voir autrement ce que nous pensions déjà connaître. En coaching et en facilitation en pleine conscience, les cartes sont pour moi une façon d’élargir le regard. Elles ne donnent pas de réponses toutes faites. Elles ouvrent des portes.


Et pour parler d’amour de soi, qui de mieux placée que l’Impératrice? Dans la symbolique du tarot, l’Impératrice représente la fertilité, la créativité, la capacité de nourrir et de faire grandir. Non pas comme personnage mystique, mais comme symbole d’une posture intérieure : celle qui nourrit, qui protège, qui accueille avec douceur.


C’est à partir de cette symbolique que je souhaite aborder l’autocompassion aujourd’hui.


Entrepreneure tenant un trophée lors d’un gala, illustrant le leadership conscient, la reconnaissance professionnelle et l’impact d’un accompagnement en pleine conscience.
L’Impératrice symbolise la fertilité, la créativité et la capacité de nourrir ce qui est vivant en soi. Elle incarne une présence douce et stable, tournée vers le soin, la croissance et l’amour de soi.

Trois façons simples de pratiquer l’autocompassion

L’autocompassion, telle que définie par les approches contemporaines (notamment Kristin Neff), repose sur trois piliers : bienveillance envers soi, humanité commune et pleine conscience.


Voici comment l’intégrer simplement:


1. Se parler comme on parlerait à un.e ami.e

Lorsque tu fais une erreur ou traverses une difficulté, observe ton dialogue intérieur.

Est-il dur? Accusateur? Impitoyable?

Essaie de reformuler avec douceur :« Je fais de mon mieux. »« C’est difficile en ce moment. »« Je peux apprendre de ça. »

2. Reconnaître que tu n’es pas seul.e

Nous avons tendance à croire que nos défis sont uniques.

Rappelle-toi : être humaine, c’est parfois se tromper, hésiter, douter.

Se souvenir de notre humanité commune diminue la honte et ouvre la porte à plus de compréhension.

3. Faire une pause consciente

Pose une main sur ton cœur. Respire profondément. Dis intérieurement : « Je me donne la permission d’être imparfait.e. »

Quelques secondes suffisent pour changer la qualité de ta présence.


Les gains (réels et concrets)

Contrairement à une croyance répandue, l’autocompassion ne rend pas moins performant.e.


Elle permet :

  • Une meilleure régulation émotionnelle

  • Moins de rumination et d’autocritique

  • Une motivation plus saine

  • Une plus grande stabilité intérieure

  • Des relations plus équilibrées


Lorsque l’on cesse de se battre contre soi-même, l’énergie devient disponible pour créer, décider et avancer.

L’Impératrice symbolise cette stabilité féconde : une force tranquille qui n’a pas besoin de se prouver pour exister.


Avec le temps, on remarque quelque chose d’encore plus précieux :

Une forme de paix intérieure qui ne dépend plus uniquement des circonstances.

Et cette paix ne rend pas moins performant. Elle rend plus lucide. Plus stable. Plus aligné.


Une inspiration à méditer


Et si la plus grande preuve d’amour, cette Saint-Valentin, était la façon dont tu te parles intérieurement? Quelle serait la première phrase plus douce que tu pourrais t’offrir aujourd’hui?


Pratiquer l’autocompassion, c’est choisir de se traiter avec la même bienveillance que l’on offre aux autres. C’est peut-être là que commence une forme d’amour plus durable.


Un pas à la fois.

Une porte à la fois.


xx

Maryse

 
 
 

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