Entre compassion et sympathie, il y a tout un monde
- Maryse Lambert

- il y a 7 jours
- 2 min de lecture
-Souffrir c'est donner à quelque chose une attention suprême.
Paul Valery
Lors de ma dernière formation en communication non violente, j’ai eu la chance de goûter concrètement à la différence entre le fait de recevoir de la sympathie et de la compassion.
Ça m’a marquée.
Je crois que plusieurs d’entre nous confondons ces deux postures, souvent avec de bonnes intentions.
La sympathie cherche généralement à consoler, rassurer, régler rapidement l’inconfort :
« Ça va aller »
« Au moins… »
« Ne t’en fais pas »
« Moi aussi ça m’est arrivé »
C’est humain et souvent bien intentionné. Souvent, la personne en face n’a pas besoin d’être consolée, elle a besoin d’être écoutée et rejointe.
C’est là que la compassion entre en scène.
La compassion ne cherche pas à corriger l’émotion. Elle choisit de rester présente avec ce qui est vécu. Elle écoute. Elle accueille. Elle reconnaît l’humanité derrière la douleur.

Trois façons de cultiver la compassion plutôt que la sympathie
1. Résister à l’envie de réparer trop vite
Quand quelqu’un souffre, plusieurs réflexes montent :
conseiller
relativiser
distraire
minimiser
Avant de parler, prendre une respiration.
Parfois, la plus grande aide est simplement de rester là.
2. Écouter pour comprendre, pas pour répondre
La compassion cherche à rejoindre l’expérience de l’autre.
On peut poser des questions simples :
Comment tu vis ça en ce moment ?
Qu’est-ce qui est le plus difficile ?
De quoi aurais-tu besoin ?
3. Accueillir aussi sa propre humanité
La compassion commence souvent envers soi.
Quand je me juge moins dans mes moments difficiles, je deviens généralement plus capable d’accueillir les autres sans vouloir les corriger.
Les gains (réels et concrets, comme on les aimes :)
Cultiver la compassion apporte beaucoup.
Cela permet :
des relations plus vraies
un sentiment d’être compris
moins de solitude émotionnelle
plus de confiance dans les liens
une communication plus profonde
un climat plus humain autour de soi
La compassion ne supprime pas la douleur: elle évite de la traverser seul.
Ouvrir une autre porte
La sympathie parle souvent pour soulager. La compassion écoute pour rejoindre.
Question méditer
Dans ma prochaine conversation difficile, vais-je vouloir réparer… ou réellement être présent ?
xx
Maryse





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